La course à pied Les blogs courseapied.net : LaPluche

Le blog de LaPluche

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

  • A venir

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2005-07-18 15:15:27 : Episode X (euh 10), une année de transition

(suite des épisodes précédents)

En ce début d’année 2002, je n’ai pas une forme éblouissante. Même en me traînant à 6’30 voir plus au km, la fréquence cardiaque est très élevée à l’effort.

Je n’insiste pas et décale ma reprise en mars. C’est mieux, mais pas terrible tout de même. En tout état de cause, je ne me sens pas capable de suivre une nouvelle préparation marathon. Je me "contenterai" d’un objectif sur semi en juin, avec comme but, d’y améliorer de façon significative mon record.

Oui mais même si la préparation fut sérieuse, avec un travail de VMA auquel je n’étais pas habitué, la course fut ... calamiteuse ! Non seulement je n’ai pas battu mon record, mais en plus ce fut un de mes pires prestations sur la distance !
Rapidement dans le rouge, j’ai très vite explosé, craqué d’accord physiquement et ensuite psychologiquement.

Cette défaite m’a affecté moralement, pendant plusieurs semaines je me suis beaucoup interrogé sur mes capacités de coureur à pied.

Les 2 dernières années, je dois bien admettre que je suis resté loin de mes records. Je stagne et commence même à régresser. En plus, les sensations en course sont de moins en moins bonnes.

Quelque chose ne va pas, dans l’entraînement sûrement, mal conduit. J’enchaîne les préparations marathon sans prendre le temps de renforcer mes points faibles.
Physiologiquement ensuite, car je trouve ma FC de repos (60 puls/min) est indigne d’un coureur régulier.

Bref, je suis en plein marasme.

Un premier élément de réponse vient avec les résultats du bilan sanguin que j’avais sollicité au moment du renouvellement de mon certificat médical : tous les taux (magnésium, potassium, fer, ...) sont bas, l’anémie guette.

En fait je crois que le marathon du Val de Loire en juin 2001 m’a bien plus éprouvé que je le croyais. J’avais puisé bien loin dans mes réserves et j’ai enchaîné avec le marathon de La Rochelle sans avoir complètement récupéré. Peut être une des raisons de ce coup de fatigue, faut payer l’addition.

Je remets complètement à plat ma pratique.

Au niveau de l’entraînement d’abord : d’ici la fin de l’année, je rebâtis les fondations du bonhomme : endurance fondamentale pendant 2 mois au programme, au cardio, 72% de FCM maxi, et si la machine s’emballe, on ralentit. Pas plus compliqué que cela. Il est temps d’exploiter vraiment ce que dit le cardio. Du kilométrage tout doux, un point, c'est tout. Ensuite j’ajouterai une séance hebdomadaire plus pêchue en fin d’année.

Je me remets également en cause au niveau de l’état d’esprit.
Je me prends trop la tête en course surtout en cas d’échec. On doit rester agréable avec les autres. La course à pied est une fête et la défaite fait partie intégrante du sport. On ne doit envoyer tout balader à la moindre contre-performance. On peut être déçu, évidemment, mais on doit rester amène, positif.

Je mûris c’est bien.

Et puis je n’aborde pas bien les courses : si je me suis fixé 3h10 sur marathon par exemple, je calcule toute ma course avec des temps de passage à respecter. Or, il y a ce qu’on crois être, et ce que l’on est vraiment. Si mon niveau est moindre je vais systématiquement dans le mur avec une telle approche. L’inverse est vraie aussi, il y a des fois où je me bride trop. Maintenant ce seront les sensations qui dicteront du rythme de course.

Voilà que je bâtis les bases de coureur, que je suis plus neuf dans la tête, reste plus à établir un planning.
Et j’imagine déjà mes courses importantes des 2 années à venir (et oui, rien que ça !).
Des marathons d’abord pour descendre enfin sous les 3h10. Le marathon de la Liberté à Caen au printemps 2003, celui de Reims à l’automne et enfin celui de Sénart en 2004.
Et je planifie quelque chose qui me titille depuis quelque temps. Un 100km. Et quitte à faire qu’un seul dans ma vie, autant faire le plus dur, les 100km de Millau. J’ai 2 ans pour m’y préparer.

Les réactions

Par gregnalex, le 2005-07-18 16:13:32
Ca y est! J'ai lu les 10 épisodes et c'est passionnant!

Par Delphine, le 2005-07-18 22:11:26
La course à pied est peut être le sport le plus naturel qui soit pour l'Homme et pourtant ce n'est pas si facile. On s'en rend compte en te lisant....

Ton passage concernant la défaite et surtout l'attitude à avoir dans ces cas là remet les pendules à l'heure! Même pour moi! EH oui quand on fait une contreperformance on boude! Tout moi ça! mais à force qu'on me le dise et que kje le lise, ça va bien finir par entrer dans ma tête de rainette! LOL!

Bon j'attends la suite: les 2 années suivantes + le premier 100km ;-))

Par gregnalex, le 2005-07-19 09:05:27
Je te trouve assez négatif sur la plupart de tes commentaires comme par exemple dans ton 1er marathon où alors que tu as semblé pas mal souffrir , tu as quand même réussi à garder la même allure!

Par La Pluche, le 2005-07-19 21:07:47
Et oui Gregnalex, je suis un éternel insatisfait ;-) Je voudrais que tout tourne toujours comme sur des roulettes, d'où des frustrations. Certes j'ai souffert un minimum sur certaines courses, et c'est ce que j'ai voulu faire passer dans les récits (car même bien entraîné, la cap n'est pas toujours facile), mais souvent nombre de mes compagnons étaient dans de pire état que moi.

Rassures-toi, pour les prochains épisodes, ça s'améliorera.

Par La Pluche, le 2005-07-19 21:12:34
Bouder, râler, ... quelque part, ça ne fait pas beaucoup avancer les choses, hein Delphine ?
Et même si on s'investit pas mal dans un objectif, nos proches sont souvent forcés de nous suivre. Alors si en plus on en rajoute après les courses ...
Puis après tout, on fait cela pour le plaisir, donc autant le retranscrire.

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

Les 5 billets précédents

2005-07-15 22:26:43 : C'est pas encore pour aujourd'hui... - 0 photo - 3 réactions

Verdict du médecin ce soir pour ma douleur persistante en haut de la jambe : "tendinopathie d'insertion du droit fémoral droit".

Je passe des examens complémentaires la semaine prochaine pour confirmer l'importance des lésions et vérifier qu'il ne s'agit pas d'une fracture de fatigue, car, parait-il, les symptômes sont assez proches.

En attendant, repos ! (je ne me suis pas vanté d'avoir trottiné une demi-heure la veille).

J'en connais un qui va avoir le temps de monter sa cuisine ;-)

2005-07-14 09:36:59 : Ah ? Y aurait-il du mieux ? - 0 photo - 3 réactions

Demain soir, j'ai à nouveau rendez-vous chez le toubib pour mon problème à l'articulation jambe-hanche droite.
Alors quitte à aller voir le toubib, autant être complètement patatrac pour le consulter ;-).

Donc ce matin, au saut du lit, je ressors mes affaires de course qui commençaient à trouver le temps bien long, abandonnées dans le placard, et pars pour une demi-heure à jeun sur mes nouveaux terrains de jeu.

Le rythme est lent, c'est laborieux, il fait déjà assez chaud à 8h30, les sensations ne sont pas au rendez-vous, (c'est normal après un si long arrêt), mais au mois .... je cours, alléluia !

La blessure reste sous-jacente, c'est fragile, mais ne craque pas, elle ne ressurgit plus violemment comme cela s'était produit lors de mes précédentes tentatives, youpiiiii.

Evidemment, ne me demandez pas de courir un marathon ou un 10km à bloc, la tâche serait presque insurmontable.
Je sens les muscles redécouvrir l'effort physique, ... et aussi un tissu adipeux qui s'est bien épaissi au niveau de la ceinture abdominale ces derniers temps ;-)

Après 37'48 très exactement, je retourne au bercail. Quelle distane ? Je ne sais pas trop, à vue de nez 5,5 km.

J'ai recouru, la journée s'annonce bien.

Qui sait ? Bientôt une vraie reprise ?

2005-07-10 22:55:16 : Episode IX, en route pour La Rochelle - 1 photo - 0 réaction

(suite de l’épisode précédent)

Habituellement après une course qui constitue un objectif majeur, j’analyse la façon dont elle s’est déroulée et essaie d’en tirer des enseignements pour m’améliorer à l’avenir.
Aussi, ce marathon du Val de Loire me laisse dans l’expectative, car en raison de la canicule et ma pitoyable gestion de course, je n’ai non seulement pas atteint mon objectif, mais en plus il m’est impossible de savoir si ma préparation était bonne ou pas.

Je la retesterai donc à l’occasion du second objectif de l’année, le marathon de La Rochelle.

Septembre, la forme est au rendez-vous, c’est bon signe. J’obtiens un classement flatteur au Paris-Versailles que je mets sur le compte sur mon gabarit léger à l’aise dans les côtes et surtout sur la chance d’avoir pu m’élancer dans les premières vagues.

La semaine suivante, je suis au départ des 15 km de Boissy Saint Léger, course que je n’ai pas encore jamais courue alors que j’y habite depuis trois ans. Je dois bien admettre que je suis moins fringuant que je l’espérais, mais après tout, il y a la fatigue de la semaine dernière et aussi le fait que j’ai très peu dormi la nuit précédente, sortie festive oblige.

Sauf que cela aurait dû m’alerter sur un état de forme en régression. Le traditionnel semi à un mois avant le marathon est des plus inquiétants : jamais été dans le coup, une fréquence cardiaque bien trop élevée, en rouge dès la fin ... du 1er km. Pis, mes vieux démons, les points de côté, ressurgissent en fin d’épreuve. Ma confiance est ébranlée et je devine que les 3h10 sont un objectif bien trop ambitieux pour mon état de forme. 3h20 me paraissent plus raisonnables, et encore, il faudra m’employer.
Pour m’aider à gérer mon marathon, je conserverai pour la 1ère fois en course mon cardio : c’est lui qui dictera mon allure et non le chrono et des temps de passage pré-établis.

Les conditions météo n’ont rien à voir avec celles du mois de juin (normal en novembre ! ;-)) : un épais brouillard au départ, un peu frisquet, pas trop de vent ce qui a son importance en bord de mer, bref, des conditions quasi idéales.

Dans la 1ère boucle, je m’interdis de dépasser les 83-84% de ma FCM. Et la chose n’est pas aisée, car je suis trop tendu et j’éprouve des difficultés à me relâcher. Durant les 5 premiers km, j’ai bien du mal à faire mieux que du 5’ au km. J’apprécie néanmoins le parcours, varié, avec quelques relances, des faux-plats et même des casse-pattes dans le parc du centre ville, le Vieux Port et son nombreux public, et celui des Minimes plus calme qui offre son moment d’introspection aux concurrents. A cet endroit, on apprécie que le vent soit modéré sinon les choses seraient plus compliquées.

Au second tour, je desserre ma bride et m’autorise 85-86% de FCM. Je grignote de mon retard, et trouve dans les temps de course prévisionnels d’arrivée que fournit l’organisation à certains endroits du parcours suivant nos temps de passage, une source de motivation. Arrivée estimée en 3h27, puis loin en 3h25, et même en 3h22 au 35ème. J’en ai tellement gardé sous la semelle que je termine les 5 derniers km en trombe, aucune trace d’un quelconque mur, et je me permets même un rythme de 4’ au km à 2 km du but.

Au final, 3h19’40, pile poil ce que j’avais estimé avant la course, contrat rempli.
Je n’améliore pas mon record, je n’avais pas la condition physique pour cela. On fera mieux la prochaine fois.

2005-07-07 18:41:23 : Maudit ! - 0 photo - 9 réactions

Et oui, voilà près de 2 mois que je regarde les autres courir et me contente de lire vos exploits, vos sorties sous la canicule d'abord, dans une atmosphère plus frisquette en ce moment.

La frustration monte, mais même si je ressens toujours pointer une légère douleur à l'endroit de la blessure, je suis quasiment décidé à rechausser les runnings quand j'en aurai l'occasion.

Oui, mais ce matin, en déplaçant un meuble, la douleur s'est ravivée brutalement, vigoureusement ... et me voilà redevenu boîteux ;-(((((((

Mes derniers espoirs de m'aligner à Theillay fin août s'envolent, car il était plus que temps de reprendre l'entraînement.

Voilà, l'année maudite se poursuit. Moi qui avais imaginé de grandes et belles chevauchées l'année de mes 30 ans, je ne fais que composer avec les blessures. Snif.

Vivement 2006 !

2005-07-01 13:33:14 : Episode VIII, le Marathon du Val de Loire 2001 - 1 photo - 2 réactions

Début 2001, je prends de bonnes résolutions, car j’ai tiré quelques enseignements de mon marathon de Normandie.
1- la préparation a été beaucoup trop longue, j’étais usé psychologiquement au départ de la course. Deux mois de préparation spécifique suffisent, comme en témoigne ma préparation raccourcie pour le marathon de Paris 2000.
2- je m’entraîne trop à la sensation, à des rythmes que j’imagine être de l’endurance et de la résistance. Pour contrôler davantage mes allures, j’investis dans un cardiofréquencemètre (le Polar S210).
3- je dois mieux structurer mon entraînement. Aussi je déniche sur le net un plan que je compte adopter en guise de préparation.
4- corollaire du premier point, j’étais trop friable psychologiquement, trop sur la défensive, je n’avais pas envie de me dépasser le jour J. Je dois travailler le mental à l’approche de la course.

Mes premières sorties avec cardio sont déroutantes, car si je respecte les rythmes d’endurance préconisés (72-75% de FCM) ... je n’avance plus et me traîne à 6’20 au km. Cela signifie donc que jusqu’ici je m’entraînais beaucoup trop vite ! "Aaaah, c’est donc ça ?!" Oui, mais au bout d’un mois à m’entraîner au rythme de l’escargot, je craque : "on ne peut pas progresser en courant aussi lentement" que je décrête.
Je conserve dorénavant le cardio, plus pour information qu’autre chose, et ne respecte que grossièrement les limitations de fréquence cardiaque.

L’année avance et je me prépare pour mon premier objectif de l’année, le Marathon du Val de Loire à Azay-le-Rideau à l’Ouest de Tours. Je retrouve la Touraine, ce sera mon premier marathon « sur mes terres » ; motivé comme jamais donc, et bien décidé à passer le cap des 3h10.
Au départ, dans le parc du château d’Azay le Rideau, je me sens prêt, physiquement et mentalement, prêt à casser la baraque ;-)

Oui mais une invitée de dernière minute s’est conviée à la fête : la chaleur. Plus de 25° à 9h du matin, puis 30° et bien plus au soleil en fin de matinée.
Je compte sur ma bonne étoile et fais fi des conditions caniculaires (oh le petit impétueux !). Je suis venu pour descendre sous les 3h10, donc ... je pars à cette allure (4'30 au km).
Il fait chaud évidemment, mais tout va bien dans la première partie de la course. Juste une petite contrariété de ne pas trouver de raisins secs aux ravitaillements.
Je me trouve fringuant au ravitaillement de Bréhémont (km 14), puis ensuite sur le long de la Loire jusqu’au semi.

Mais au semi, je passe avec plus de 2 minutes de retard sur le tableau de marche des 3h10 : c’est bizarre, car je me suis pourtant bien employé jusqu’ici. Il va donc falloir un negative split pour atteindre l’objectif. Oui, ben ça promet d’être compliqué.
D’autant plus compliqué que lorsque l’on quitte la Loire pour l’intérieur des terres, la chaleur devient suffocante, plus un brin d’air. Je sens ma température interne augmenter. "Ouille, ça va être dur, vivement que ça finisse".
Le raidillon qui nous conduit au pied du château de Rigny-Ussé (c’est le château qui a servi de modèle à celui de la Belle au Bois Dormant) m’achève. Je décline le verre de vin rouge à la sortie du parc du château et commence mon chemin de croix.

Km 30, "tiens, les concurrents marchent ?" Même pas le temps de réfléchir que je marche également. La suite est une alternance de course, de marche : "allez, cours jusqu’au panneau kilométrique suivant, puis au poteau, au virage suivant". Un peu comme les enfants où on leur fait avaler leur soupe en leur disant « une cuillère pour maman, une cuillère pour papa ».

C’est ma plus grande défaillance de coureur. Elle est physique, psychologique, totale. Les ravitaillements ne sont d’aucun réconfort : les bénévoles font du mieux qu’ils peuvent et disposent à l'avance comme on leur a dit les gobelets sur les tables ... oui, mais en plein soleil. Et de l’eau à 35°, c’est pas bon du tout, oh non, ça cale sur le jabot.

J’espère que mon père n’aura pas l’idée de venir à ma rencontre, car je suis d’une humeur maussade dans ces moments difficiles.
Dernier km, je n’ai même pas envie de courir. 500 derniers mètres, si, quand même, il y a des spectateurs, un peu de dignité tout de même !
Arrivée en 3h35 : je m’attendais à bien pire finalement, j’ai mis à peine 2h pour courir le second semi. Mais je suis vidé et l’après-midi ne sera pas de trop pour récupérer un minimum.

Mais que valais-je ce jour-là ? Dans d’autres conditions, avec une stratégie de course moins désinvolte, aurais-je pu descendre sous les 3h10 ?

Le mystère demeure.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net