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2005-07-10 22:55:16 : Episode IX, en route pour La Rochelle

(suite de l’épisode précédent)

Habituellement après une course qui constitue un objectif majeur, j’analyse la façon dont elle s’est déroulée et essaie d’en tirer des enseignements pour m’améliorer à l’avenir.
Aussi, ce marathon du Val de Loire me laisse dans l’expectative, car en raison de la canicule et ma pitoyable gestion de course, je n’ai non seulement pas atteint mon objectif, mais en plus il m’est impossible de savoir si ma préparation était bonne ou pas.

Je la retesterai donc à l’occasion du second objectif de l’année, le marathon de La Rochelle.

Septembre, la forme est au rendez-vous, c’est bon signe. J’obtiens un classement flatteur au Paris-Versailles que je mets sur le compte sur mon gabarit léger à l’aise dans les côtes et surtout sur la chance d’avoir pu m’élancer dans les premières vagues.

La semaine suivante, je suis au départ des 15 km de Boissy Saint Léger, course que je n’ai pas encore jamais courue alors que j’y habite depuis trois ans. Je dois bien admettre que je suis moins fringuant que je l’espérais, mais après tout, il y a la fatigue de la semaine dernière et aussi le fait que j’ai très peu dormi la nuit précédente, sortie festive oblige.

Sauf que cela aurait dû m’alerter sur un état de forme en régression. Le traditionnel semi à un mois avant le marathon est des plus inquiétants : jamais été dans le coup, une fréquence cardiaque bien trop élevée, en rouge dès la fin ... du 1er km. Pis, mes vieux démons, les points de côté, ressurgissent en fin d’épreuve. Ma confiance est ébranlée et je devine que les 3h10 sont un objectif bien trop ambitieux pour mon état de forme. 3h20 me paraissent plus raisonnables, et encore, il faudra m’employer.
Pour m’aider à gérer mon marathon, je conserverai pour la 1ère fois en course mon cardio : c’est lui qui dictera mon allure et non le chrono et des temps de passage pré-établis.

Les conditions météo n’ont rien à voir avec celles du mois de juin (normal en novembre ! ;-)) : un épais brouillard au départ, un peu frisquet, pas trop de vent ce qui a son importance en bord de mer, bref, des conditions quasi idéales.

Dans la 1ère boucle, je m’interdis de dépasser les 83-84% de ma FCM. Et la chose n’est pas aisée, car je suis trop tendu et j’éprouve des difficultés à me relâcher. Durant les 5 premiers km, j’ai bien du mal à faire mieux que du 5’ au km. J’apprécie néanmoins le parcours, varié, avec quelques relances, des faux-plats et même des casse-pattes dans le parc du centre ville, le Vieux Port et son nombreux public, et celui des Minimes plus calme qui offre son moment d’introspection aux concurrents. A cet endroit, on apprécie que le vent soit modéré sinon les choses seraient plus compliquées.

Au second tour, je desserre ma bride et m’autorise 85-86% de FCM. Je grignote de mon retard, et trouve dans les temps de course prévisionnels d’arrivée que fournit l’organisation à certains endroits du parcours suivant nos temps de passage, une source de motivation. Arrivée estimée en 3h27, puis loin en 3h25, et même en 3h22 au 35ème. J’en ai tellement gardé sous la semelle que je termine les 5 derniers km en trombe, aucune trace d’un quelconque mur, et je me permets même un rythme de 4’ au km à 2 km du but.

Au final, 3h19’40, pile poil ce que j’avais estimé avant la course, contrat rempli.
Je n’améliore pas mon record, je n’avais pas la condition physique pour cela. On fera mieux la prochaine fois.

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2005-07-07 18:41:23 : Maudit ! - 0 photo - 9 réactions

Et oui, voilà près de 2 mois que je regarde les autres courir et me contente de lire vos exploits, vos sorties sous la canicule d'abord, dans une atmosphère plus frisquette en ce moment.

La frustration monte, mais même si je ressens toujours pointer une légère douleur à l'endroit de la blessure, je suis quasiment décidé à rechausser les runnings quand j'en aurai l'occasion.

Oui, mais ce matin, en déplaçant un meuble, la douleur s'est ravivée brutalement, vigoureusement ... et me voilà redevenu boîteux ;-(((((((

Mes derniers espoirs de m'aligner à Theillay fin août s'envolent, car il était plus que temps de reprendre l'entraînement.

Voilà, l'année maudite se poursuit. Moi qui avais imaginé de grandes et belles chevauchées l'année de mes 30 ans, je ne fais que composer avec les blessures. Snif.

Vivement 2006 !

2005-07-01 13:33:14 : Episode VIII, le Marathon du Val de Loire 2001 - 1 photo - 2 réactions

Début 2001, je prends de bonnes résolutions, car j’ai tiré quelques enseignements de mon marathon de Normandie.
1- la préparation a été beaucoup trop longue, j’étais usé psychologiquement au départ de la course. Deux mois de préparation spécifique suffisent, comme en témoigne ma préparation raccourcie pour le marathon de Paris 2000.
2- je m’entraîne trop à la sensation, à des rythmes que j’imagine être de l’endurance et de la résistance. Pour contrôler davantage mes allures, j’investis dans un cardiofréquencemètre (le Polar S210).
3- je dois mieux structurer mon entraînement. Aussi je déniche sur le net un plan que je compte adopter en guise de préparation.
4- corollaire du premier point, j’étais trop friable psychologiquement, trop sur la défensive, je n’avais pas envie de me dépasser le jour J. Je dois travailler le mental à l’approche de la course.

Mes premières sorties avec cardio sont déroutantes, car si je respecte les rythmes d’endurance préconisés (72-75% de FCM) ... je n’avance plus et me traîne à 6’20 au km. Cela signifie donc que jusqu’ici je m’entraînais beaucoup trop vite ! "Aaaah, c’est donc ça ?!" Oui, mais au bout d’un mois à m’entraîner au rythme de l’escargot, je craque : "on ne peut pas progresser en courant aussi lentement" que je décrête.
Je conserve dorénavant le cardio, plus pour information qu’autre chose, et ne respecte que grossièrement les limitations de fréquence cardiaque.

L’année avance et je me prépare pour mon premier objectif de l’année, le Marathon du Val de Loire à Azay-le-Rideau à l’Ouest de Tours. Je retrouve la Touraine, ce sera mon premier marathon « sur mes terres » ; motivé comme jamais donc, et bien décidé à passer le cap des 3h10.
Au départ, dans le parc du château d’Azay le Rideau, je me sens prêt, physiquement et mentalement, prêt à casser la baraque ;-)

Oui mais une invitée de dernière minute s’est conviée à la fête : la chaleur. Plus de 25° à 9h du matin, puis 30° et bien plus au soleil en fin de matinée.
Je compte sur ma bonne étoile et fais fi des conditions caniculaires (oh le petit impétueux !). Je suis venu pour descendre sous les 3h10, donc ... je pars à cette allure (4'30 au km).
Il fait chaud évidemment, mais tout va bien dans la première partie de la course. Juste une petite contrariété de ne pas trouver de raisins secs aux ravitaillements.
Je me trouve fringuant au ravitaillement de Bréhémont (km 14), puis ensuite sur le long de la Loire jusqu’au semi.

Mais au semi, je passe avec plus de 2 minutes de retard sur le tableau de marche des 3h10 : c’est bizarre, car je me suis pourtant bien employé jusqu’ici. Il va donc falloir un negative split pour atteindre l’objectif. Oui, ben ça promet d’être compliqué.
D’autant plus compliqué que lorsque l’on quitte la Loire pour l’intérieur des terres, la chaleur devient suffocante, plus un brin d’air. Je sens ma température interne augmenter. "Ouille, ça va être dur, vivement que ça finisse".
Le raidillon qui nous conduit au pied du château de Rigny-Ussé (c’est le château qui a servi de modèle à celui de la Belle au Bois Dormant) m’achève. Je décline le verre de vin rouge à la sortie du parc du château et commence mon chemin de croix.

Km 30, "tiens, les concurrents marchent ?" Même pas le temps de réfléchir que je marche également. La suite est une alternance de course, de marche : "allez, cours jusqu’au panneau kilométrique suivant, puis au poteau, au virage suivant". Un peu comme les enfants où on leur fait avaler leur soupe en leur disant « une cuillère pour maman, une cuillère pour papa ».

C’est ma plus grande défaillance de coureur. Elle est physique, psychologique, totale. Les ravitaillements ne sont d’aucun réconfort : les bénévoles font du mieux qu’ils peuvent et disposent à l'avance comme on leur a dit les gobelets sur les tables ... oui, mais en plein soleil. Et de l’eau à 35°, c’est pas bon du tout, oh non, ça cale sur le jabot.

J’espère que mon père n’aura pas l’idée de venir à ma rencontre, car je suis d’une humeur maussade dans ces moments difficiles.
Dernier km, je n’ai même pas envie de courir. 500 derniers mètres, si, quand même, il y a des spectateurs, un peu de dignité tout de même !
Arrivée en 3h35 : je m’attendais à bien pire finalement, j’ai mis à peine 2h pour courir le second semi. Mais je suis vidé et l’après-midi ne sera pas de trop pour récupérer un minimum.

Mais que valais-je ce jour-là ? Dans d’autres conditions, avec une stratégie de course moins désinvolte, aurais-je pu descendre sous les 3h10 ?

Le mystère demeure.

2005-06-30 19:52:06 : De retour - 0 photo - 4 réactions

Ca y est, j'ai récupéré ma connection, et vais donc pouvoir recommencer à intervenir sur le forum et compléter mon blog.
J'espère que vos différentes courses se sont bien passées, j'ai (un peu, beaucoup ?) de retard à combler dans la lecture des posts et des blogs.

A+

2005-06-10 00:15:33 : Petit intermède - 0 photo - 6 réactions

Il y a de fortes chances que je n'ajoute pas de billet à mon blog ces prochains jours, ni n'intervienne sur le forum d'ailleurs.

Non ce n'est pas pour aller me défouler à Roche La Molière comme cela était prévu initialement. Il ne s'agit pas d'un boycott non plus.
Je suis simplement en plein déménagement et en attendant que ma ligne adsl soit transférée, je serai privé de net (snif).

A bientôt pour de prochaines aventures, pour les prochains épisodes, et en espérant que d'ici là ... je sois redevenu coureur.

Bonne chance à toutes et à tous pour Saint Germain en Laye, la Transbaie, le Mont Saint Michel, ... (à compléter à votre guise).

2005-06-07 22:11:51 : Episode VII, passage par la Normandie - 1 photo - 3 réactions

Ce marathon de Paris m’a rasséréné sur mon potentiel sur marathon : je dois pouvoir descendre sous les 3h10.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, il me faut un marathon à taille plus humaine que celui de Paris, où l’on ne perd pas trop d’influx nerveux à patienter au départ, puis à slalomer ensuite. Et puis ce sera intéressant de découvrir d’autres régions, de nouveaux parcours.

De plus, je veux le préparer de façon intensive ce futur marathon, pour établir un temps de référence.
Je jette mon dévolu sur le marathon de Normandie début octobre et commence à le préparer ... dès le début de juin. Concernant cette préparation, je n’innove pas vraiment : beaucoup d’endurance et un peu (une fois par semaine) de course à allure plus soutenue en guise de résistance. Au final je me présente sur la ligne de départ avec pas loin de 1500 km dans les jambes.

Le semi marathon du Perray en Yvelines trois semaines avant le marathon a induit le doute dans mon esprit. Un manque flagrant de combativité et un niveau bien moindre que ce que j’escomptais. Au moins, je ne serai pas excessivement confiant au départ.

La première partie de la course depuis Honfleur est agréable. J’utilise les premiers km pour me mettre dans le bain et mets vraiment en route la machine à compter du 10ème pour rattraper une partie du retard. Je suis à l’aise dans la montée du pont de Normandie et m’emploie ensuite dans la longue, très longue (trop longue ?) ligne droite de 6-7 km, vent de face.
Au semi, je perçois les premières courbatures dans les cuisses. "Humm, c’est un peu tôt". Au km 25, je suis quasiment revenu sur le tableau de marche de 4’30 au km, mais je suis moins serein dans la traversée des chantiers maritimes : je sais que j’ai déjà bien puisé dans mes réserves.
Au km 30, j’ai un peu de retard sur les 3h10, puis me sens faiblir peu à peu. Bientôt je me retrouve isolé dans les rues du Havre. Il reste 5-6 km à parcourir, et plus personne devant, plus personne derrière, sur les côtés non plus, et pas de public pour les encouragements. Il n’y a rien pour me pousser, alors je marche un peu, puis recours, puis remarche, puis rerecours, ...
Même sur le front de mer à l’entame du dernier km j’éprouve le besoin de marcher un peu. Un dernier sursaut, et je passe la ligne en coureur.

3h19’17 : cela eût pu être mieux, mais cela eût pu être pire aussi. Je ne valais pas mieux ce jour-là, et j’ai globalement bien exploité mon potentiel. Pas d’heureuse surprise donc, juste le sentiment du devoir accompli, ni plus, ni moins.

Je ferai mieux la prochaine fois, mais faudra absolument revoir la préparation.

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